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Trésorerie multi-devises : guide complet pour les entreprises

Les 5 étapes pour piloter, centraliser et optimiser votre trésorerie multi-devises.

Lorsqu’une entreprise se développe à l’international, sa trésorerie peut rapidement se retrouver répartie entre plusieurs devises : euros, dollars, livres sterling, francs suisses, yuans ou autres devises locales de ses filiales et partenaires.

Cette situation peut être nécessaire pour régler des fournisseurs, recevoir des paiements clients, financer des filiales ou simplement disposer des liquidités dans les monnaies dont l’entreprise a régulièrement besoin. Mais plus les devises se multiplient, plus le pilotage de la trésorerie devient complexe.

Le DAF ou le trésorier doit alors répondre à plusieurs questions : combien conserver dans chaque devise ? Quelles positions sont réellement nécessaires aux opérations de l’entreprise ? Quelles liquidités peuvent être converties ? Comment éviter de convertir des fonds qui devront être rachetés quelques semaines plus tard ? Et surtout, comment limiter le coût et le risque liés aux fluctuations des devises ?

Une trésorerie multi-devises bien gérée ne consiste donc pas simplement à détenir plusieurs monnaies. Il faut cartographier ses flux, anticiper ses besoins de liquidité, centraliser ses positions, automatiser leur suivi et mettre en place une stratégie adaptée de gestion du risque de change.

Dans cet article, nous vous expliquons comment structurer cette gestion étape par étape et quels leviers permettent d’optimiser réellement votre trésorerie en devises.

Qu’est-ce qu’une trésorerie multi-devises ?


Une entreprise dispose d’une trésorerie multi-devises lorsqu’elle détient, encaisse ou utilise régulièrement des liquidités dans plusieurs monnaies.

Prenons l’exemple d’une société française qui reçoit des paiements de clients en francs suisses, règle ses fournisseurs en dollars et en roupies indiennes, reçoit des investissements en livres sterling et réalise l’essentiel de son activité opérationnelle en euros. Sa trésorerie est alors naturellement répartie entre plusieurs devises, avec des besoins différents selon les flux et les échéances.

Cette situation est de plus en plus fréquente à mesure que les entreprises se développent et s’internationalisent : recherche de fournisseurs à l’étranger, ouverture de nouveaux marchés, développement de filiales, clients internationaux ou arrivée d’investisseurs étrangers peuvent rapidement multiplier les devises utilisées par une entreprise.

La gestion d’une trésorerie multi-devises concerne donc un grand nombre de sociétés, notamment les entreprises exportatrices et importatrices, les groupes internationaux, les marketplaces, les agences de voyages ou encore les entreprises disposant de filiales à l’étranger.

Mais gérer une trésorerie multi-devises ne consiste pas simplement à multiplier les comptes bancaires. Il s’agit de piloter les liquidités disponibles dans chaque devise en tenant compte des encaissements et paiements futurs, des besoins de trésorerie, des conversions à effectuer et de l’exposition au risque de change.

L’enjeu est donc de déterminer combien conserver dans chaque devise, quand convertir ses fonds et comment organiser ses flux, afin d’éviter les conversions inutiles tout en conservant suffisamment de liquidités pour faire face aux échéances de l’entreprise.


Pourquoi gérer plusieurs devises complique la trésorerie ?


Gérer plusieurs devises ajoute rapidement de la complexité au pilotage financier. Chaque monnaie implique des flux, des besoins de liquidité, des coûts et une exposition au change différents.

Pour une entreprise qui travaille régulièrement à l’international, les principales difficultés sont les suivantes.


Une entreprise peut disposer de 500 000 € sur ses comptes, de 300 000 $ issus de ses encaissements clients et de 200 000 £ détenus par une filiale.

Ces montants ne constituent pas nécessairement un seul et même réservoir de liquidités. Leur valeur évolue avec les taux de change et leur utilisation dépend des besoins de l’entreprise dans chaque devise.

Lorsque les comptes sont répartis entre plusieurs banques, filiales ou outils financiers, obtenir une vision consolidée des positions de trésorerie peut donc devenir plus difficile.

La multiplication des devises peut également entraîner une hausse des frais bancaires : tenue de comptes en devises, virements internationaux, frais de réception et frais de conversion.

Il faut aussi prendre en compte les coûts moins visibles : rapprochements bancaires, contrôle des paiements, suivi des soldes, consolidation des positions ou ressaisies entre différents outils.

Plus les flux sont dispersés, plus leur gestion peut mobiliser du temps pour les équipes financières.

Une entreprise peut avoir beaucoup de dollars aujourd’hui tout en sachant qu’elle devra en utiliser davantage dans trois mois pour régler ses fournisseurs.

À l’inverse, une devise peut être temporairement excédentaire sans qu’il soit pertinent de la convertir immédiatement.

Convertir trop tôt, trop tard ou plusieurs fois les mêmes fonds peut générer des coûts supplémentaires et augmenter inutilement l’exposition au risque de change.

Enfin, les liquidités détenues en devises sont exposées aux fluctuations du marché par rapport à la devise de référence de l’entreprise.

Une position importante en USD, GBP ou CHF peut ainsi voir sa contre-valeur en euros évoluer sensiblement, même si aucun paiement ou encaissement n'a encore été réalisé.

La gestion d’une trésorerie multi-devises nécessite donc une approche structurée : connaître ses positions, anticiper ses besoins, maîtriser ses coûts et mesurer l’exposition au risque de change.


Comment optimiser une trésorerie multi-devises ? Suivez ces 5 étapes


Étape 1 : cartographiez vos flux et vos positions en devises


Avant de chercher à optimiser une trésorerie multi-devises, il faut d’abord savoir où se trouvent les devises de l’entreprise, d’où elles proviennent et à quoi elles vont servir.

L’objectif est de disposer d’une vision claire des encaissements, des paiements et des soldes détenus dans chaque monnaie. Pour chaque devise, il est notamment utile d’identifier :

  • les encaissements prévus et leur échéance ;
  • les paiements à venir et les montants concernés ;
  • les soldes actuellement détenus sur les comptes en devises ;
  • les principales contreparties : clients, fournisseurs, filiales ou partenaires ;
  • les éventuelles opérations déjà couvertes contre le risque de change.


Cette cartographie permet ensuite de déterminer si l’entreprise est réellement exposée à une devise.

Une entreprise peut, par exemple, recevoir 500 000 USD de ses clients au cours du mois et devoir payer 450 000 USD à ses fournisseurs. Son exposition réelle n’est donc pas de 950 000 USD : une grande partie des flux se compense naturellement.

Dans cet exemple, la position nette est de 50 000 USD. C’est principalement cette exposition résiduelle qu’il faut surveiller et, selon les besoins de l’entreprise, éventuellement couvrir.

Cette approche permet d’éviter de traiter chaque encaissement ou paiement séparément et d’avoir une vision plus pertinente du risque de change réellement supporté par l’entreprise.

Le montant d’une position ne suffit toutefois pas. Il faut également savoir quand les devises seront reçues ou utilisées.

Une entreprise peut avoir une position importante en USD aujourd’hui, mais savoir qu’elle devra utiliser ces dollars dans quelques semaines pour payer ses fournisseurs. Dans ce cas, convertir automatiquement les USD en euros peut créer une conversion inutile, suivie d’une nouvelle conversion quelques semaines plus tard.

À l’inverse, une devise dont le solde est excédentaire et dont aucun besoin n’est prévu à court ou moyen terme peut nécessiter un arbitrage différent.

La cartographie des flux doit donc être intégrée au prévisionnel de trésorerie, avec une vision par devise et par échéance. C’est cette vision qui permet ensuite de décider quelles liquidités conserver, quelles devises convertir et quelles expositions couvrir.


Étape 2 : déterminez vos besoins de liquidité dans chaque devise


Une fois vos flux cartographiés, l’objectif est de déterminer combien de liquidités vous devez réellement conserver dans chaque devise.

L’entreprise n’a pas nécessairement intérêt à convertir systématiquement tous ses encaissements en euros. Si elle reçoit régulièrement des USD et doit ensuite utiliser ces dollars pour payer ses fournisseurs, conserver une partie de cette trésorerie en USD peut éviter des conversions inutiles.


Le besoin de liquidité doit être évalué en fonction des paiements à venir et de leur échéance.

Par exemple, si votre entreprise dispose de 500 000 USD et prévoit de régler 400 000 USD à ses fournisseurs dans les deux prochains mois, il peut être pertinent de conserver une partie importante de cette trésorerie en dollars plutôt que de la convertir immédiatement en euros.

À l’inverse, si aucun paiement significatif en USD n’est prévu dans les prochains mois, conserver un solde important dans cette devise peut simplement créer une exposition supplémentaire au risque de change.

Il faut donc raisonner devise par devise, en rapprochant les soldes disponibles, les encaissements prévus et les paiements à venir.

Cette analyse permet également d'identifier les conversions qui peuvent être évitées, et donc les frais de change associés.

Si une entreprise reçoit 300 000 USD de ses clients et prévoit de payer 250 000 USD à ses fournisseurs dans les deux prochains mois, convertir immédiatement les 300 000 USD en euros puis racheter 250 000 USD au moment du paiement peut entraîner des opérations de change superflues.

L’objectif est donc de faire correspondre autant que possible les encaissements et les paiements dans une même devise, lorsque les échéances et les besoins de trésorerie le permettent.

À l’inverse, une devise dont le solde est excédentaire et dont aucun besoin n’est prévu à court ou moyen terme peut être convertie ou arbitrée selon la stratégie de trésorerie de l’entreprise.

L’objectif n’est pas nécessairement de conserver exactement le montant de vos prochains paiements. Une entreprise peut avoir besoin d’une marge de sécurité pour faire face aux décalages de paiement, aux dépenses imprévues ou aux variations de ses flux.

Vous pouvez ainsi définir, pour chaque devise, un niveau de trésorerie cible et un seuil à partir duquel une conversion ou un arbitrage doit être envisagé.

Cette approche permet d’éviter deux situations opposées : manquer de liquidités dans une devise au moment où un paiement doit être effectué, ou conserver trop de fonds dans une devise dont l’entreprise n’a pas réellement besoin.

L’enjeu est donc de trouver le bon équilibre entre disponibilité des liquidités, coût des conversions et exposition au risque de change.


Étape 3 : centralisez et automatisez le suivi de vos positions en devises


Lorsque les comptes en devises sont répartis entre plusieurs banques ou plusieurs filiales, le principal risque est de perdre en visibilité. Le DAF doit pouvoir connaître rapidement les liquidités disponibles dans chaque devise, mais aussi leur répartition entre les différentes entités.

L’objectif n’est pas nécessairement de tout regrouper dans une seule banque, mais de disposer d’une vision suffisamment consolidée pour piloter efficacement la trésorerie.


Les comptes multi-devises permettent de regrouper plusieurs monnaies dans un même environnement et de limiter la dispersion des liquidités.

Pour un groupe disposant de plusieurs filiales, la centralisation peut également permettre de mieux organiser les flux entre les différentes entités et d’éviter qu’une société conserve des excédents importants alors qu’une autre doit rechercher des liquidités dans la même devise.

La centralisation permet ainsi de mieux utiliser les liquidités déjà disponibles avant de convertir des devises ou de recourir à un financement.

Une fois les comptes organisés, il faut pouvoir consolider les positions de l’entreprise.

Le DAF doit notamment pouvoir identifier, pour chaque devise :

  • les liquidités disponibles ;
  • les encaissements et paiements à venir ;
  • les positions de chaque filiale ;
  • les éventuelles positions déjà couvertes ;
  • la position nette réellement exposée au change.

Cette vision consolidée permet de passer d’une gestion compte par compte à une gestion globale de la trésorerie en devises.

Lorsque les volumes augmentent, suivre manuellement les soldes et les positions de chaque devise devient rapidement chronophage. Les relevés bancaires, les paiements, les encaissements et les opérations de change peuvent être intégrés aux outils financiers de l’entreprise afin de limiter les ressaisies et les erreurs.

Selon l’organisation de l’entreprise, cela peut passer par les ERP, TMS, API bancaires ou outils de reporting.

L’objectif est de disposer d’une information actualisée permettant au DAF ou au trésorier de savoir rapidement combien l’entreprise détient dans chaque devise, quels besoins sont à venir et quelle position doit éventuellement être arbitrée ou couverte.


Étape 4 : gérez le risque de change lié à votre trésorerie


Détenir des liquidités en devises permet de faciliter les paiements internationaux, mais ces fonds restent exposés aux fluctuations du marché.

Une entreprise qui conserve 1 million USD sur son compte alors que sa devise de référence est l’euro voit ainsi la valeur de cette trésorerie évoluer avec le taux EUR/USD. Même si aucun paiement ou encaissement n’est prévu à court terme, la variation du taux de change peut modifier significativement la contre-valeur de cette position.


Toutes les liquidités en devises ne présentent toutefois pas le même niveau de risque.

Les montants destinés à régler prochainement des fournisseurs dans la même devise peuvent avoir une utilité opérationnelle : les conserver permet d’éviter une conversion inutile et de sécuriser le paiement.

En revanche, une devise détenue sans besoin identifié à court ou moyen terme peut constituer une position davantage exposée au marché. Il peut alors être pertinent d’envisager une conversion, un arbitrage ou une stratégie de couverture.

Lorsque les montants deviennent significatifs ou que les échéances sont éloignées, l’entreprise peut également mettre en place une stratégie de couverture afin de réduire l’impact des fluctuations de change sur sa trésorerie.

Le choix du niveau et du type de couverture dépend notamment de la devise, du montant exposé, de l’horizon de détention et de la visibilité sur les flux futurs. Il ne s’agit donc pas nécessairement de couvrir systématiquement 100 % des positions.

Pour aller plus loin sur les différentes méthodes et stratégies de gestion du risque de change, consultez notre guide complet sur le risque de change pour les entreprises.


Étape 5 : optimisez le coût de vos opérations en devises


Une trésorerie multi-devises peut être bien organisée et correctement pilotée tout en restant trop coûteuse. Les entreprises doivent donc régulièrement vérifier les conditions auxquelles elles convertissent, reçoivent et transfèrent leurs devises.

Le coût réel d’une opération ne se limite pas aux frais affichés par la banque. Il dépend notamment de la marge prise sur le taux de change appliquée par votre prestataire et des éventuels frais liés au paiement ou à la conversion.

Pour aller plus loin, consultez notre guide complet : Combien coûte un virement international ?


Pourquoi faire appel à un spécialiste du change ?


Gérer une trésorerie multi-devises ne consiste pas uniquement à ouvrir des comptes dans différentes monnaies. Lorsque les volumes deviennent importants, que les devises se multiplient ou que les flux sont plus complexes, les conditions de change et la gestion du risque peuvent avoir un impact significatif sur la trésorerie de l’entreprise.

Un spécialiste du change, comme Devyzz, permet notamment de challenger les conditions proposées par les banques, d’identifier les marges appliquées sur les conversions et de déterminer si les opérations peuvent être réalisées dans de meilleures conditions.


Une entreprise qui réalise plusieurs centaines de milliers ou plusieurs millions d’euros de flux en devises peut avoir intérêt à comparer régulièrement ses conditions de change.

Le spécialiste peut analyser les taux de change obtenus, les frais payés, les volumes traités et les devises utilisées afin d’identifier les éventuels écarts et les économies réalisables.

L’expertise ne se limite toutefois pas au prix du change. Un spécialiste peut également aider l’entreprise à identifier ses expositions, définir une stratégie de couverture et choisir les instruments adaptés à ses besoins.

L’objectif n’est pas de chercher à anticiper les marchés, mais de réduire l’impact des fluctuations de change sur les marges et la trésorerie lorsque cela est nécessaire.

Enfin, faire appel à un spécialiste peut permettre de regrouper plusieurs besoins au sein d’une même solution : comptes en devises, paiements et encaissements internationaux, conversions de devises, couverture du risque de change et accompagnement par un expert.

Pour un DAF ou un trésorier, l’intérêt est de disposer d’une vision plus globale de ses flux et de pouvoir piloter ses opérations de change avec un interlocuteur qui comprend les enjeux de l’entreprise.


Checklist : votre trésorerie multi-devises est-elle optimisée ?

Cochez les éléments que votre entreprise maîtrise déjà pour obtenir une première évaluation de la maturité de votre gestion multi-devises.

Votre niveau de maîtrise 0 / 10
1. Vos flux en devises sont cartographiés
Vous connaissez les principales devises utilisées, les montants, les encaissements, les paiements et leurs échéances.
2. Vous connaissez vos besoins de liquidité par devise
Vous savez combien conserver dans chaque devise pour couvrir vos besoins opérationnels et vos échéances à venir.
3. Vos comptes et positions sont centralisés
Vous disposez d’une vision consolidée de vos liquidités en devises, y compris lorsque plusieurs banques ou filiales sont concernées.
4. Vous évitez les conversions inutiles
Vous rapprochez autant que possible les encaissements et paiements dans une même devise afin de limiter les opérations de change.
5. Votre exposition au risque de change est identifiée
Vous savez quelles positions sont réellement exposées aux fluctuations des taux de change.
6. Vous avez une politique de couverture du risque de change
Votre entreprise dispose de règles claires concernant les positions à couvrir, le niveau de couverture et les échéances.
7. Vous suivez vos positions de manière régulière
Les soldes, flux futurs et positions en devises sont suivis régulièrement et ne reposent pas uniquement sur des fichiers manuels.
8. Votre suivi des devises est automatisé
Vos données peuvent être récupérées automatiquement depuis vos banques, ERP, TMS ou autres outils financiers.
9. Vous connaissez le coût réel de vos opérations en devises
Vous suivez les taux de change réellement obtenus, les marges appliquées et les éventuels frais liés aux opérations.
10. Vous challengez régulièrement vos conditions de change
Vous comparez régulièrement vos conditions avec celles disponibles sur le marché et négociez lorsque vos volumes le justifient.
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Optimisez votre trésorerie multi-devises avec Devyzz


Une trésorerie multi-devises bien gérée ne consiste pas simplement à détenir plusieurs monnaies sur différents comptes. Il faut savoir où se trouvent vos liquidités, combien conserver dans chaque devise, quelles positions sont réellement exposées et combien vous coûtent vos opérations de change.

Lorsque les flux internationaux deviennent importants, une gestion structurée permet de limiter les conversions inutiles, de mieux utiliser les liquidités disponibles et de réduire l’impact des fluctuations de change sur la trésorerie de l’entreprise.

Devyzz accompagne les entreprises dans cette démarche avec une solution combinant comptes en devises, paiements et encaissements internationaux, optimisation du change et gestion du risque de change. Nos experts peuvent analyser vos flux, identifier vos positions et vous aider à déterminer les leviers d’optimisation adaptés à votre entreprise.

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FAQ : gérer une trésorerie multi-devises


Pour consolider une trésorerie multi-devises, l’entreprise doit généralement convertir ses différentes positions dans une devise de référence, par exemple l’euro.

Cette valorisation permet de disposer d’une vision comptable globale de la trésorerie. Il faut toutefois garder à l’esprit que la contre-valeur en euros évolue avec les taux de change, même lorsque les montants détenus dans chaque devise restent inchangés.

Lorsque plusieurs filiales détiennent des liquidités dans différentes devises, une centralisation ou une organisation de type cash pooling peut permettre d’améliorer la visibilité et l’utilisation des liquidités disponibles.

Cela peut notamment éviter qu’une filiale conserve des excédents importants tandis qu’une autre doit rechercher un financement. La mise en place d’une telle organisation doit toutefois tenir compte des contraintes juridiques, fiscales, bancaires et comptables du groupe.

Cela peut être possible dans le cadre d’une organisation de trésorerie intragroupe, notamment lorsque certaines entités disposent d’excédents dans une devise tandis que d’autres ont des besoins dans cette même monnaie.

Les modalités doivent cependant être structurées correctement, notamment concernant les conventions intragroupe, les flux financiers, la fiscalité et les éventuelles contraintes réglementaires.

Il n’existe pas une fréquence unique adaptée à toutes les entreprises. Plus les volumes et les fluctuations de change sont importants, plus le suivi doit être fréquent.

Une entreprise réalisant peu d’opérations peut effectuer un suivi périodique, tandis qu’un groupe avec des flux importants et plusieurs devises peut avoir besoin d’une vision quotidienne, voire quasi temps réel, de ses positions.

Une entreprise peut chercher à optimiser une trésorerie en devises excédentaire, mais les possibilités dépendent notamment de la devise, de l’horizon de placement, des besoins de liquidité et de la politique de trésorerie de l’entreprise. Certaines devises sont d'ailleurs plus rémunératrices que d'autres.

Le choix d’un placement doit également intégrer le risque de change lorsque la devise du placement diffère de la devise de référence de l’entreprise.


Cet article a été rédigé par un expert Devyzz, avec plus de 10 ans d’expérience sur les marchés des devises. Devyzz est une FinTech spécialisée dans les paiements internationaux et la gestion du risque de change pour les PME et ETI.

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